Le Télescope Spatial James Webb
Le successeur du télescope spatial Hubble
Le télescope spatial James Webb sera lancé dans l'espace au début de la prochaine décennie. Il sera placé en orbite à 1,5 million de kilomètres de la Terre en un point qui est aligné en permanence avec le coté sombre de notre planète ; il sera ainsi loin de tout obstacle et tenu à l'écart de toute lumière réfléchie par la Terre. En raison de son éloignement de la Terre, l'observatoire ne pourra être réparé et entretenu par des astronautes ; sa durée de vie sera donc de 5 à 10 ans.
L'observatoire tire son nom de James Edwin Webb, qui fut directeur de la NASA de 1961 à 1968. Il est le fruit d'une collaboration entre les États-Unis, le Canada et l'Europe. L'astronome John Hutchings, de l'Institut Herzberg d'Astrophysique, est le scientifique de projet pour le Canada.
Avec ses 6,5 mètres de diamètre, le miroir du télescope aura une surface sept fois plus grande que son prédécesseur Hubble (dont le miroir a 2,4 mètres). Le miroir sera fait de 18 petits miroirs hexagonaux qui se déploieront et s'emboîteront les uns dans les autres une fois le télescope en orbite. L'observatoire entier pèsera 6600 kilogrammes.
Le télescope opérera à des longueurs d'onde allant de 28 milliers à 6 millionièmes de centimètres, c'est-à-dire de l'infrarouge moyen jusqu'à la limite de la lumière rouge visible (Hubble, quant à lui, opérait dans l'ultraviolet, le visible et l'infrarouge proche). Cette gamme de longueurs d'onde rendra possible, entre autres, la détection de planètes extrasolaires, l'étude détaillée de la formation des planètes et des étoiles et l'observation des plus vielles galaxies situées aux confins de l'Univers.
Le Canada s'est engagé à fournir un capteur de pointage fin qui permettra d'assurer le guidage précis de l'observatoire spatial et une caméra pour l'infrarouge proche. Des chercheurs canadiens font également partie d'équipes américaines et européennes chargées de concevoir d'autres instruments du télescope spatial.
